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chakras et corps subtils leur évolution par le développement spirituel

Anatomie subtile du corps humain

chakras et corps subtils
leur évolution par le développement spirituel

Alain Boudet
Dr en Sciences Physiques, Thérapeute psycho-corporel, Enseignant

Résumé : Nous ne sommes pas constitués que de chair. Il existe dans notre anatomie des circuits énergétiques et des corps faits de matière extrêmement tenue et subtile qu'on appelle chakras et corps énergétiques. Ils sont trop subtils pour être détectés par les appareils faits de matière dense, mais il est donné à chacun d'apprendre à les ressentir. Ils ont des fonctions de régulation et de communication interne et externe de l'énergie. Leur état de fonctionnement est en correspondance avec nos attitudes et notre développement spirituel. De nouveaux systèmes de lignes sont actuellement intensément activés pour accompagner l'humanité et la Terre dans ses changements.

D'où viennent les notions de chakras et de corps subtils?

Beaucoup se disent (vous peut-être): "Ces chakras, ces corps subtils, d'où ça sort? N'est-ce pas pure invention de l'esprit, une chimère? Est-ce scientifique? Si ça existe, pourquoi ne m'en a-t-on jamais parlé auparavant? Pourquoi n'ai-je pas été mis au courant?"

Pour tenter de répondre à ces questions, deux démarches sont possibles. La première est expérimentale, la seconde est intellectuelle. On peut les découvrir soi-même par l'expérience. C'est la seule démarche fructueuse et solide, au sens où elle nous permet d'intégrer cette connaissance et de modifier notre attitude dans la vie pour en tenir compte. Toutefois, notre esprit peut être troublé par ces nouvelles connaissances qui le dérangent et peut avoir besoin de satisfaire sa curiosité en étudiant ce qui a été rapporté dans la littérature dans le passé, dans d'autres civilisations. Nous commencerons par cette seconde démarche.

Les occidentaux ont redécouvert le concept de corps subtils et de chakras relativement récemment à partir de la fin du 19e siècle, par l'intermédiaire de chercheurs qui sont allés fouiller les enseignements traditionnels en Inde en étudiant auprès de maitres qui ont conservé cet enseignement, ou encore dans des livres anciens. C'est de cette quête que nous vient le terme de chakra, mot sanskrit qui signifie "roue". Quelques ouvrages publiés en anglais et en français ont contribué à diffuser cette connaissance en Occident, tels les livres d'Arthur Avalon, Mircéa Eliade, ou Tara Michaël, pour ne citer que les plus populaires.
Helena Blavatsky

Notons toutefois que la notion de chakra n'était pas réservée à l'Inde ou à l'Asie. Elle était connue depuis bien longtemps dans toutes les civilisations avancées. Les sociétés initiatiques antiques l'enseignaient de façon secrète à leurs adeptes, sous le nom de roues d'énergie. Les pythagoriciens étudiaient l'anatomie subtile de façon pratique et théorique, ainsi que les Mayas, les Égyptiens et les Celtes.

L'existence des roues d'énergie et des corps énergétiques est également représentée dans des peintures ou gravures de civilisations anciennes ou dites "primitives". Par exemple sous la forme de tourbillons en spirales, d'êtres dédoublés, etc. Il n'est pas rare de voir de telles représentations au cours d'émissions télévisées superbes ou dans des articles d'anthropologie fort intéressants. Toutefois jamais leur interprétation comme corps énergétique n'y est évoquée, ni celle des chakras, bien que l'idée de leur existence était largement répandue. Au lieu de cela, on parle de rites magiques, de superstition, de personnification des forces de la nature, etc. Pourquoi ne jamais évoquer les corps énergétiques? Est-ce volontaire?

Même le monde occidental chrétien divulguait cette connaissance, puisque Thérèse d'Avila au 16e siècle parle clairement des chakras sous le terme des demeures du corps. Cet enseignement a été négligé, abandonné, puis ignoré et perdu, volontairement ou non, parallèlement au développement des sciences de la matière. À notre époque, il a donc fallu les écrits de certains érudits et visionnaires pour renouveler cet enseignement en Occident. Citons-en quelques-uns.

Helena Blavatsky : née en 1831 en Ukraine, décédée en 1891 à Londres, a fondé un courant de pensée ésotérique, la théosophie, comportant un corps élaboré de connaissances sur l'être humain et sur son rapport avec l'univers.

L'anglaise Alice Bailey (1880 - 1949) a écrit une vingtaine d'ouvrages d'enseignement spirituel, également traduits en français. En France, dans les années 1980, l'ouvrage de Michel Coquet, Les çakras, l'anatomie occulte de l'homme a contribué à vulgariser la partie de l'enseignement d'Alice Bayley concernant les chakras et leur lien avec le développement spirituel.

Citons encore: Citons encore: un Autrichien né en 1861 en Croatie, mort en 1925 en Suisse, est le fondateur de l'anthroposophie, enseignement spirituel visant à restaurer l'harmonie entre l'Homme, l'Univers et les "mondes supérieurs". Omraam Michaël Aïvanhov, né en 1900 en Bulgarie, arrive en France en 1937 où il s'installe et enseigne jusqu'à sa mort en 1986.

Mircea Eliade (né en 1907 en Roumanie, décédé en 1986 à Chicago) a méticuleusement analysé l'histoire des religions. Dans son livre Le Yoga, Immortalité et liberté, il expose les différents systèmes de sagesse qui ont eu cours en Inde pour la réalisation de Soi. Parmi eux, le tantrisme est un mouvement philosophique et religieux amorcé dès le IVe siècle. Le système des chakras en fait partie et leurs positions, leurs formes, leurs couleurs, et leurs correspondances avec les lettres, les sons, les sens, les éléments y sont rapportés.

(voir suite sur le lien)

Voir et sentir les corps subtils

Même si ces écrits éveillent notre intérêt, c'est l'expérience directe seule qui peut nous apprendre ce que sont réellement corps énergétiques et chakras. Comment nous rendre compte nous-mêmes de la réalité des chakras et des corps subtils?

Nombreuses sont les personnes qui rapportent qu'elles voient les corps subtils, leurs formes et leurs couleurs lorsqu'elles leur portent attention d'une manière particulière. D'autres sont capables de les sentir autour du corps d'une personne en approchant la main à quelques dizaines de centimètres du corps. Elles sentent comme une résistance, une pression, ou encore des picotements, ou autres sensations kinesthésiques. C'est le cas par exemple lorsque des guérisseurs formés pratiquent l'harmonisation de ces corps et des chakras. En réalité, nous sommes tous potentiellement capables de voir ou de sentir les corps subtils et les chakras. C'est une question d'entrainement, et surtout d'acceptation que c'est possible.

Vos chakras [...] sont tout aussi naturels que vos orteils, vos doigts ou vos yeux. [...] Ils sont tout aussi tangibles que votre enveloppe physique [le corps physique] (M.L. Labonté).

Mais alors pourquoi tout le monde ne le fait-il pas naturellement? Tout simplement parce que nous nous sommes coupés de nos sensations. À la fois collectivement et individuellement. De façon collective, ces facultés sensorielles se sont atténuées ou perdues depuis quelques siècles. Plus exactement, elles se sont endormies parallèlement au développement de l'intellect et de la perte de la connexion avec notre être divin intérieur (voir Le sens de la vie). Il est temps de les réveiller et d'harmoniser les différents aspects de notre être.(...)

Une éducation pour ne pas sentir

Sur le plan individuel, les enfants ont souvent conservé leur sensibilité et leur faculté de percevoir. Par quel processus anesthésiant nous sommes-nous par la suite détournés de nos sensations pour en être dépourvus à l'âge adulte? Inconsciemment, les parents et les éducateurs multiplient les recommandations à l'enfant pour ne pas sentir, en croyant lui faire du bien et le protéger. Cette anesthésie n'est pas d'ailleurs réservée aux sensations concernant les corps subtils, mais s'étend à beaucoup d'autres domaines (voir encadré).

Voici 2 exemples où la réalité de la sensation vécue par l'enfant est niée par l'adulte. Un enfant est tombé et s'est fait mal. Il est sur le point de pleurer: maman, j'ai mal! Il n'est pas rare que les parents n'acceptent pas qu'il pleure ou désirent qu'il ne pleure pas (pourquoi?) et interviennent: mais non tu n'as pas mal! Il a mal, et on lui dit que non. Or il est petit et ses parents sont grands et puissants. Dans sa représentation, ce sont eux qui savent et qui ont raison. Lui a tort. Il apprend ainsi à ne pas prendre en compte ce qu'il sent comme une réalité, à la rejeter. Mais elle est malgré tout présente et un conflit surgit qu'il ne peut résoudre qu'en coupant inconsciemment sa sensation, en s'anesthésiant.

Un enfant a fait un mauvais rêve dans lequel il a rencontré un démon. Non tu n'as pas vu de démon, ça n'existe pas. Au nom du réconfort et d'une soi-disant réalité, on refuse d'écouter celle de l'enfant. Peu importe que les démons existent ou pas, puisque le rêve lui-même a bien eu lieu avec une réelle image de démon (sur le rêve et la réalité, voir La puissance de l'imaginaire). Il ne reste à l'enfant qu'à apprendre à s'enfermer sur sa réalité, puisqu'elle n'est pas acceptée. Et comme ce n'est pas acceptable, il l'occulte.

Il est très fréquent de se couper de ses sensations lorsqu'on vit des événements trop douloureux ou inacceptables par les parents ou par la société: ne pas entendre les parents qui se battent; occulter un viol; ne pas montrer son chagrin, etc. Et aussi: ne pas dire qu'on a vu des formes autour du corps, des couleurs, des sortes de présences, de peur de passer pour un fou, de recevoir des critiques des parents ou de s'exposer à leur angoisse, etc... (...)

Les chakras objectivés par la science

De nombreuses recherches scientifiques ont été menées pour mettre les chakras en évidence, particulièrement au Japon, aux USA, en Russie. Le fonctionnement des chakras se traduit par une activité électrique du corps, surtout au niveau de la peau. Ainsi le Dr S. Kazarov à Moscou mesure l'activité électrique des points d'acuponcture reliés aux chakras dans le majeur et dans la paume de la main. L'équipe du Pr. Konstantin Korotkov à l'Université de médecine de Saint-Petersbourg mesure le champ d'énergie humaine par la bioélectrographie (GDV - gas discharge visualisation). Ils ont mis les chakras en évidence et ont développé une méthode de diagnostic.

Une architecture de corps subtils imbriqués

L'exploration tactile, visuelle, auditive ou kinesthésique autour du corps physique révèle la présence d'enveloppes de matière extrêmement ténue, presque impalpable. Elles englobent le corps à la manière d'un cocon, emboitées les unes dans les autres comme un jeu de poupées russes.

On dénombre habituellement 4 enveloppes principales autour du corps, nommées le corps vital, le corps émotionnel, le corps mental et le corps spirituel. Elles reflètent directement notre état et nos qualités, nos capacités, nos aspirations à évoluer et à nous réaliser pleinement, ainsi que nos difficultés, nos limitations et nos résistances.

La description la plus ancienne connue de ces corps subtils est rapportée par la tradition védique (Inde), dans l'ouvrage Taittiriya Upanishad, composé entre -600 et -500 et popularisé au 20e siècle par A. Avalon. D'après ce texte, le corps humain est composé de 5 kosha, à savoir le corps physique et 4 corps subtils, le terme kosha signifiant enveloppe, étui.

Dans notre temps moderne, les enseignants spirituels cités en début d'article, puis d'autres par la suite, ont repris plus ou moins cette description, soit à partir de sources multiples de plus en plus nombreuses à être mises à jour, soit selon leurs propres perceptions en conscience modifiée, et cette description a été popularisée par de nombreux livres. Une contribution renouvelée en a été donnée par J.J. Hurtak à partir de son ouvrage magistral Les clés d'Énoch.

Voici une présentation succincte composite issue de ces diverses contributions (résumée dans le tableau qui la suit).

1. Le corps physique (annamaya kosha, corps électromagnétique) est l'enveloppe de matière organique. Sa nature est nourricière.

2. Le corps de vitalité (corps éthérique, pranamaya kosha, corps épicinétique) est l'enveloppe faite de l'énergie vitale (prana). Il véhicule la sève de vie, comme dans les plantes, et anime le corps physique. En lui se lit la santé du corps physique. Avant d'être physiques, les maladies ont leur empreinte énergétique dans ce corps (fuites d'énergie, blocages, dépression, etc).

3. Le corps émotionnel (manomaya kosha, corps éka) est l'enveloppe composée des sensations et des émotions. C'est le lieu des impressions que le monde extérieur crée dans notre monde intérieur. Bien que ce corps soit présenté différemment selon les écoles, on considère que la partie de notre mental composée des pensées brutes de nature psychologique (j'aime, je n'aime pas) liées à l'expérience sensorielle, est une partie du corps émotionnel.

4. Le corps mental, corps de l'intelligence (vijnanamaya kosha, corps guématria) est le monde des réflexions. C'est l'enveloppe de l'intellect et de l'intelligence objective, incluant la logique, le raisonnement, la discrimination ou le jugement. Nous avons conscience d'être un individu qui réfléchit et évolue à partir de ses réflexions. Nous réfléchissons sur les sensations et émotions perçues par le corps émotionnel, nous en tirons des conclusions, des idées sur la vie (vraies ou fausses) et cela constitue l'expérience du moi humain. Dans le corps mental se lit la qualité des idées de la personne: fluides et souples, ou figées dans des croyances et des préjugés.

5. Le corps spirituel (anandamaya kosha, corps zohar) est l'enveloppe composée de béatitude et de félicité. Il révèle l'orientation générale de la vie de la personne, avec en particulier ses blessures psychiques fondamentales, celles qu'elle porte dès la naissance et qu'elle est amenée à transcender et à guérir. C'est un corps de grande lumière, inaltérable, qui enveloppe et unifie tous les autres.

L'exploration tactile, visuelle, auditive ou kinesthésique autour du corps physique révèle la présence d'enveloppes de matière extrêmement ténue, presque impalpable. Elles englobent le corps à la manière d'un cocon, emboitées les unes dans les autres comme un jeu de poupées russes.

On dénombre habituellement 4 enveloppes principales autour du corps, nommées le corps vital, le corps émotionnel, le corps mental et le corps spirituel. Elles reflètent directement notre état et nos qualités, nos capacités, nos aspirations à évoluer et à nous réaliser pleinement, ainsi que nos difficultés, nos limitations et nos résistances.

La description la plus ancienne connue de ces corps subtils est rapportée par la tradition védique (Inde), dans l'ouvrage Taittiriya Upanishad, composé entre -600 et -500 et popularisé au 20e siècle par A. Avalon. D'après ce texte, le corps humain est composé de 5 kosha, à savoir le corps physique et 4 corps subtils, le terme kosha signifiant enveloppe, étui.

Dans notre temps moderne, les enseignants spirituels cités en début d'article, puis d'autres par la suite, ont repris plus ou moins cette description, soit à partir de sources multiples de plus en plus nombreuses à être mises à jour, soit selon leurs propres perceptions en conscience modifiée, et cette description a été popularisée par de nombreux livres. Une contribution renouvelée en a été donnée par J.J. Hurtak à partir de son ouvrage magistral Les clés d'Énoch.

Voici une présentation succincte composite issue de ces diverses contributions (résumée dans le tableau qui la suit).

1. Le corps physique (annamaya kosha, corps électromagnétique) est l'enveloppe de matière organique. Sa nature est nourricière.

2. Le corps de vitalité (corps éthérique, pranamaya kosha, corps épicinétique) est l'enveloppe faite de l'énergie vitale (prana). Il véhicule la sève de vie, comme dans les plantes, et anime le corps physique. En lui se lit la santé du corps physique. Avant d'être physiques, les maladies ont leur empreinte énergétique dans ce corps (fuites d'énergie, blocages, dépression, etc).

3. Le corps émotionnel (manomaya kosha, corps éka) est l'enveloppe composée des sensations et des émotions. C'est le lieu des impressions que le monde extérieur crée dans notre monde intérieur. Bien que ce corps soit présenté différemment selon les écoles, on considère que la partie de notre mental composée des pensées brutes de nature psychologique (j'aime, je n'aime pas) liées à l'expérience sensorielle, est une partie du corps émotionnel.

4. Le corps mental, corps de l'intelligence (vijnanamaya kosha, corps guématria) est le monde des réflexions. C'est l'enveloppe de l'intellect et de l'intelligence objective, incluant la logique, le raisonnement, la discrimination ou le jugement. Nous avons conscience d'être un individu qui réfléchit et évolue à partir de ses réflexions. Nous réfléchissons sur les sensations et émotions perçues par le corps émotionnel, nous en tirons des conclusions, des idées sur la vie (vraies ou fausses) et cela constitue l'expérience du moi humain. Dans le corps mental se lit la qualité des idées de la personne: fluides et souples, ou figées dans des croyances et des préjugés.

5. Le corps spirituel (anandamaya kosha, corps zohar) est l'enveloppe composée de béatitude et de félicité. Il révèle l'orientation générale de la vie de la personne, avec en particulier ses blessures psychiques fondamentales, celles qu'elle porte dès la naissance et qu'elle est amenée à transcender et à guérir. C'est un corps de grande lumière, inaltérable, qui enveloppe et unifie tous les autres.(...)

L'Essence individuelle ou Super-Soi

Au stade de ma propre compréhension, qui continuera à évoluer, je considère que les caractéristiques qui décrivent les corps sont de deux natures, l'Essence divine et les corps d'incarnation. Notre Essence existe en-dehors de notre incarnation. Pour venir en incarnation, elle se revêt des 5 corps décrits ci-dessus (corps physique à corps spirituel).

Dans le Védanta, il est clairement énoncé que les 5 corps sont des enveloppes, des écrins qui revêtent le joyau central. Ce joyau n'est pas le corps physique, qui, au contraire, est l'enveloppe ultime du joyau. Le joyau, c'est le jivatman, une émanation de l'atman, l'absolu, le souffle primordial. C'est un atman individualisé. Il est aussi appelé le Soi supérieur. Alice Bayley parle de monade.

Le Soi supérieur individuel n'est pas séparé de l'atman, il en fait partie, il en est une condensation locale. De la même façon qu'un pic montagneux est identifiable comme aspect particulier du paysage, mais en même temps fait intimement partie de la Terre, de même notre Essence individualisée est un repli particulier d'une Essence universelle.

Afin de pouvoir récolter tous les enseignements expérimentaux de la vie terrestre, tout en s'adaptant à ses rudes conditions, le Soi supérieur enfile des combinaisons, dotées de sensibilité et de mémoire, les corps. Tel un cosmonaute, il se revêt d'abord d'un tissu léger, le corps spirituel et premier revêtement. Puis il se revêt des corps plus grossiers, jusqu'à la grosse combinaison, le 5e vêtement, le corps physique.

Le corps physique a certes des fonctions protectrices, mais pas seulement. Il est conçu avec de nombreuses capacités extraordinaires qui en font un véritable bio-ordinateur en communication avec les autres plans et avec l'univers, essentiellement grâce à son ADN (voir article ADN vibratoire à venir).

De notre position terrestre, nous ne pouvons généralement apercevoir de l'Essence que des reflets, ses aspects les plus accessibles, les plus bas. Plus un être s'élève et plus il en découvre des niveaux multiples, des facettes multiples, des royaumes multiples. Mais même les êtres les plus évolués sur la Terre ont des limites de perception et ne peuvent pas accéder à certaines réalités. Ils sont soumis aux lois spirituelles de la Terre et de l'univers qui l'entoure, de la même façon qu'un plongeur ne peut pas boire un verre de vin au fond de la mer, à cause des lois physiques dans l'eau.

Aussi, afin d'être accessibles à nos esprits terrestres limités, les rapports qui nous sont faits du Soi supérieur sont extrêmement simplifiés. Selon J.J. Hurtak, le Soi supérieur comporte des niveaux multiples qui se révèlent au fur et à mesure que l'âme "travaille" à son ascension spirituelle. Ces niveaux sont: le Super-Soi, le Super-soi christisé, et le Super-Soi élohistique.

Les vaisseaux énergétiques subtils

L'examen détaillé des corps subtils révèle qu'ils présentent une structure interne. Nous ne sommes pas étonnés de découvrir qu'ils ne sont pas qu'une simple masse homogène si nous comprenons que la nature utilise les mêmes principes à tous les niveaux de la création. Même les bactéries présentent une organisation interne, un schéma directeur de construction.

De même qu'une cellule, les corps subtils sont composés d'un noyau entouré d'une chair. Le noyau est parcouru par un canal central qui l'irrigue de l'énergie supérieure.

Les corps subtils sont en outre parcourus par un système de canaux qui distribuent l'énergie vitale, de la même manière que le système nerveux ou le système sanguin.

L'acuponcture nous a rendus familiers avec ces canaux qu'on nomme les méridiens. La tradition hindoue (védique) rapporte que ce système de distribution comporte des millions de vaisseaux qu'elle nomme les nadis (d'après le vedanta, il y en a 35 millions). Ils sont hiérarchisés en canaux principaux qui se ramifient en vaisseaux secondaires et tertiaires. Les canaux principaux sont au nombre de 14 (ou 100 selon d'autres) et les secondaires sont 72'000. Leur organisation peut varier d'un individu à l'autre.

Parmi les vaisseaux, il en est un qui a une fonction majeure. C'est le canal central, appelé sushumna dans la tradition védique. Il traverse le corps verticalement en englobant la colonne vertébrale. Ce canal véhicule la force de vie, appelée aussi kundalini, ou force spirituelle. C'est cette force qui anime le corps physique, qui fait la différence entre un être vivant et un cadavre. Elle est notre lien avec le ciel et la terre, elle vient du ciel et de la terre. Le corps physique la transforme comme une alchimie subtile, puis la ré-émet vers le ciel, la terre, et l'environnement.

Dans notre état ordinaire, la kundalini est endormie et satisfait uniquement les besoins vitaux. Elle s'active lorsque la personne en quête spirituelle (on l'appelle souvent l'initié dans les textes traditionnels) a réussi à se libérer de son égo et a fait place à la volonté de son être intérieur, son Soi supérieur, qui l'illumine de l'intérieur.

On entrevoit la complexité des sous-structures des corps subtils. Les circuits énergétiques qui parcourent les corps subtils de l'être humain sont très nombreux et très complexes et ne suivent pas les lois spatiales et temporelles de notre propre espace-temps de vie. Les descriptions qui nous sont données de ces structures sont simplifiées et imagées, car notre esprit est incapable de saisir ces réalités supérieures.

L'univers est rempli d'une mer d'énergie, qu'on appelle traditionnellement éther, prana, chi, et que la science de la physique quantique redécouvre sous le nom de champ du point zéro (voir article à venir Physique quantique). C'est à travers ce système de canaux que les corps reçoivent l'énergie de l'univers.

Les vaisseaux alimentent les différents corps subtils de façon différente selon le corps. D'après leurs fonctions, il m'apparait que ce sont les corps inférieurs (vital, émotionnel, mental) qui bénéficient essentiellement de l'énergie de ces vaisseaux. Les corps supérieurs sont alimentés par d'autres systèmes de vaisseaux. Ceux-ci sont généralement en latence, désactivés depuis des milliers d'années. Toutefois, comme nous le verrons plus bas, ils sont en cours de réorganisation et réactivation.

En fait, il n'est pas crucial d'avoir une idée exacte de ces réalités supérieures. Il suffit de savoir ce qui les éveille. Nos représentations évolueront au fur et à mesure du développement de nos capacités à les intégrer en notre intellect, mais surtout à les ressentir en notre cœur et notre corps.

Les chakras, centres d'échange d'énergie vitale

Les canaux subtils principaux se croisent à des carrefours importants qui constituent des centres de régulation énergétique, nommés sceaux, roues, ou chakras. Il existe des chakras primordiaux et d'autres secondaires.

Les chakras les plus importants sont implantés le long de la sushumna. Ils ont la forme de doubles cônes, à la manière d'un diabolo souple et vivant. La pointe de jonction des deux cônes est placée dans le canal central, les ouvertures s'évasent vers l'avant et vers l'arrière. Ces chakras sont donc en échange vital constant avec le canal sushumna, et, par son intermédiaire, avec chacun des autres canaux.

Les chakras sont des centres de transformation et de régulation de l'énergie de vie. Ils reçoivent et émettent aussi bien par la sushumna et les autres canaux que par leur rayonnement propre, tout autour du corps. Ils agissent comme des antennes et des centres de communication avec les organes du corps. Mais aussi, ils nous mettent en communication avec la terre et sa grille énergétique et avec le ciel (voir article Flux vitaux de la Terre).

Cartographie des chakras

Les enseignements traditionnels cités plus haut décrivent essentiellement les 7 principaux chakras, qui sont fondamentaux dans notre fonctionnement. Ce sont:

  1. Chakra    Nom sanskrit    Localisation    Glande associée
    Couronne    Sahasrara    sommet du crâne    hypophyse (ou pituitaire)
    Conscience    Ajna    entre les sourcils    épiphyse (ou pinéale)
    Gorge    Visuddhi    gorge    thyroïde
    Cœur    Anahata    région du cœur    thymus
    Plexus solaire    Manipura    creux de l'estomac    pancréas
    Hara    Svadhistana    en-dessous du nombril    glandes surrénales
    Racine (ou base)    Muladhara    entre sexe et anus    glandes sexuelles

Les 7 chakras principaux, leur localisation, les glandes endocrines associées

Ces 7 centres d'énergie sont loin d'être les seuls existants, car le corps en recèle beaucoup d'autres, les chakras secondaires.

Ainsi, les chakras des épaules, des coudes, des poignets, des doigts, sont reliés au chakra du cœur. Des chakras dans les hanches, les genoux, les chevilles, les orteils, les pieds, sont reliés au chakra de la base.

Le système des chakras n'est pas figé une fois pour toutes. Il évolue en fonction de l'histoire de la conscience globale de l'humanité. Actuellement, il est en réorganisation. Nous verrons plus bas que de nouveaux chakras sont en cours de croissance et de réactivation, correspondant à de nouvelles dispositions pour les êtres humains.

Chakras et glandes endocrines

L'état énergétique des chakras varie en fonction de l'état émotionnel, mental et spirituel de la personne.

Le lien entre la structure physiologique, les corps subtils et les chakras est réalisé par les glandes endocrines. Chaque chakra principal est en synergie avec une glande endocrine (voir tableau) qui joue le rôle d'intermédiaire.

Les glandes endocrines déversent des hormones dans le sang, qui ont un impact sur l'émotion et l'état psychologique de l'individu. Par exemple, quand il est en rage, on dit qu'il décharge son adrénaline, et c'est la réalité physiologique. Il y a donc un lien direct, à double sens, entre les glandes, les chakras et l'état psychologique. Le bon fonctionnement des chakras produit un sentiment de bien-être, la sensation d'être en forme et à sa place. Inversement, un déséquilibre psychologique détériore les chakras. Il est donc possible, en rétablissant l'équilibre psychologique par la conscience de soi, de remédier à la perte de vitalité des chakras. Des harmonisations énergétiques effectuées par des praticiens qualifiés et expérimentés peuvent également être bénéfiques.

Un chakra en bonne santé se présente comme un double cône tonique et souple et cela fait penser à un organe musculaire creux en bonne santé (cœur, vagin par exemple). Lorsque les chakras ont perdu leur santé, l'aspect des cônes se modifie. Ils peuvent devenir rigides, ou mous et affaissés, déformés, se vider de leur énergie, etc.

Certains pourront s'étonner de la correspondance entre la couronne et la glande pituitaire, car il est parfois écrit que la couronne est associée à la glande pinéale. En fait, les deux associations sont vraies. Souvent, par notre éducation scientifique et mentale, on suppose inconsciemment qu'une correspondance doit être unique et que l'une exclue l'autre. Mais les deux centres, couronne et conscience, sont en réalité très liés. Il n'y a pas de frontière cloisonnée et rigide entre les chakras. Les liens entre les différentes parties de notre organisme sont complexes. Toutefois, il y a une dominante parmi la multiplicité des associations d'un chakra. L'association entre pinéale et conscience (troisième œil) est privilégiée. C'est pourquoi il est souvent rapporté que la structure physiologique de la glande pinéale est modifiée par l'ouverture spirituelle de la conscience.(...)

etc...etc... article vraiment intéressant à lire en entier sous se lien : Chakras et corps subtils